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Au lieu de jouer l'apaisement à l'instar du Président de la république, l'assemblée nationale s'engage à l'égard de deux de ses membres Ghamou Achour et Mariem Cheikh Dieng- dans une politique de fuite en avant contreproductive. Elle qui est restée jusqu'ici hors circuit dans le bras de fer judiciaire en cours entre les deux députées et l'exécutif, semble se souvenir subitement qu'elle est au coeur du débat. Elle viole ouvertement les droits des deux députées en les empêchant d'accèder à l'assemblée alors même que leurs droits civiques n'ont nullement été déchus puisque, comme l'affirme avec clarté, l'instance constitutionnelle suprême du pays ( le conseil constitutionnel), la Cour suprême ne s'étant pas encore prononcée sur leur recours, elles conservent l'entièreté de leurs droits civiques et leur statut de députées. Pire, cette assemblée, instrumentalise son pouvoir de sanction de manière manifestement abusive et se met ainsi elle même, ouvertement dans l'entrave à la légalité, en prononçant une mesure d'exclusion temporaire des deux députées sans attendre la décision finale de la Cour suprême- en violation manifeste du principe de séparation des pouvoirs, puisque le sort de ces députées est désormais entre les mains de la justice. Il ne relève pas, ni dans l'esprit ni dans la lettre des textes fondamentaux qui regissent le Parlement, de sa compétence d'entraver le fonctionnement régulier des institutions et de mettre à bas les normes et principes d'un Etat de droit pour des raisons ideologiques manifestes. On attend tant des députées en cause que de ce parlement qu'ils jouent l'apaisement et la sérénité et non pas à l'épreuve de force et à l'extrémisme.
Gourmo Lô, 20 juillet 2026