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Un rendez-vous pour une prétendue affaire d’or. Un enlèvement. Des comptes bancaires forcés. Des millions transférés. Puis deux hommes conduits vers la mort. Et, au cœur du dossier, deux agents du Service pénitentiaire.
Le 9 septembre 2026, l’affaire révélée dans la province angolaise de l’Uíge fait froid dans le dos.
Les victimes sont désormais identifiées : Sungo Domingos, dit « Boda », 40 ans, Angolais, et Camara Hadimou, dit « Adão », 36 ans, Mauritanien. Deux hommes dont le destin aurait basculé lors d’un rendez-vous qui devait, selon les premiers éléments de l’enquête, porter sur une transaction liée à l’achat d’or.
Ils ne savaient apparemment pas qu’ils entraient dans un piège.
Le rendez-vous qui tourne au cauchemar
Les deux hommes se seraient retrouvés à bord d’un Kia Sportage lorsque plusieurs individus les auraient interceptés.
Une arme aurait été brandie.
En quelques instants, la prétendue transaction commerciale aurait laissé place à un enlèvement.
Les ravisseurs auraient exigé 10 millions de kwanzas en échange de la libération des deux hommes. Mais l’argent n’était visiblement pas la seule cible.
Les téléphones comme clés des comptes
Les ravisseurs auraient pris le contrôle des téléphones des victimes et accédé à leurs comptes bancaires par l’intermédiaire de l’application Express.
Selon les éléments rapportés par la presse angolaise, 200 000 kwanzas auraient été transférés depuis le compte de Sungo Domingos et 3 millions de kwanzas depuis celui de Camara Hadimou.
L’argent aurait été réparti sur plusieurs comptes. Puis vient le moment le plus terrible de cette histoire.
Après l’argent, la mort
Les deux hommes auraient été conduits vers une zone isolée, notamment du côté de Quilomosso.
Ils n’en sont jamais revenus.
Sungo Domingos « Boda » et Camara Hadimou « Adão » auraient été tués avant que leurs corps ne soient abandonnés.
Une affaire d’argent venait de devenir une affaire de sang.
Et derrière les chiffres, les transferts et les millions de kwanzas, il y avait désormais deux familles confrontées à une absence définitive.
L’affaire prend une autre dimension
L’enquête va ensuite conduire les services de sécurité vers plusieurs suspects. Cinq personnes auraient été arrêtées, parmi lesquelles deux agents du Service pénitentiaire.
C’est précisément là que cette affaire devient particulièrement préoccupante.
Car il ne s’agit plus seulement de savoir qui a enlevé deux hommes et pourquoi.
Il faut aussi comprendre comment des personnes investies d’une mission au sein de l’appareil pénitentiaire ont pu se retrouver soupçonnées d’être impliquées dans une opération criminelle aussi grave.
La justice devra établir les responsabilités de chacun. Elle devra dire qui a organisé l’opération, qui a participé à l’enlèvement, qui a utilisé les comptes bancaires et, surtout, qui a donné la mort.
Deux noms que l’argent ne doit pas effacer
Dans le vacarme de cette affaire, les chiffres risquent de prendre toute la place : 10 millions de kwanzas exigés, 3 millions transférés d’un côté, 200 000 de l’autre.
Mais une vie ne se mesure pas en kwanzas.
Derrière ces montants, il y a Sungo Domingos « Boda » et Camara Hadimou « Adão ». Deux hommes. Deux familles. Deux vies interrompues.
Et une question qui dépasse désormais l’Uíge : que se passe-t-il lorsque ceux qui portent l’uniforme censé protéger les citoyens se retrouvent eux-mêmes soupçonnés d’être du côté des prédateurs ?
La justice devra répondre. Pas seulement pour les deux morts. Mais aussi pour restaurer une confiance que de telles affaires peuvent dangereusement fissurer.